Un adolescent occidental regarde en moyenne la télévision 6 heures par jour ; dès le primaire près de deux enfants sur cinq ont une télévision dans leur chambre. Il faut donc nourrir ce besoin de connaissances, cette soif de découvrir le monde et prendre garde à ce qu'il regarde.
L'impact de la violence à la télévision sur un enfant varie non seulement avec son âge, sa personnalité, son contexte familial et social mais aussi avec la nature et le mode de présentation des images. Toute représentation réaliste de la violence a une influence profonde. Les faits divers, les scènes de guerre, qui peuvent être présentés au cours d'un journal télévisé, sont particulièrement traumatisants pour les enfants. Sans références ou explications, les enfants risquent en effet de recevoir les informations comme un choc, sans pouvoir les clarifier à l'aide du commentaire du présentateur (Qui n'est pas adapté à l'enfant) comme peut le faire l'adulte.

Pourtant les études s'accordent à dire qu'il n'y aurait pas de relation directe entre les scènes de violence et le comportement des enfants. La plupart des enfants ne paraissant pas être incités à la violence par la télévision. Néanmoins mettre en scène des comportements violents, anti-sociaux, irrespectueux, destructeurs voire autodestructeurs ne constitue pas une éducation et au contraire engendre l'intolérance et la stigmatisation.
De plus en plus de spécialistes étudient d'ailleurs les trop nombreux cas de massacres perpétrés par des adolescents et/ou de jeunes adultes et tentent de décrypter leurs motivations profondes et leurs origines, s'interrogeant sur l'absence constatée de limites et de cadre.
Les médias donnent une vision du monde en plus de transmettre des informations et de la culture, leur présence massive dès le plus jeune âge permet aux jeunes de créer leur univers en se regroupant autour de références analogues, il est donc essentiel de poser la question de l'utilisation de ces images au-delà des jeunes c'est-à-dire au niveau familial, puis de la société.
Les médias ont en effet une responsabilité par rapport aux contenus qu'ils choisissent de diffuser, tout comme la famille en a une dans l'utilisation et le dialogue qui doit exister autour de ces contenus.
On ne peut pas laisser regarder n'importe quoi à un enfant, sans se soucier de l'impact que cela aura sur lui. Une simple réflexion en amont de l'adulte permettrait d'éviter bien des difficultés futures, par exemple en répondant à ces questions :
« Qu'est-ce que je vois, qu'est-ce que j'en pense, qu'est-ce que j'en fais ».

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